De quoi vous occuper avant la rentrée

Rappel: n'oubliez pas de désactiver le correcteur orthographique de Word si vous ne voulez pas que les réponses s'affichent

Paris 2002 (Parties I et III) correction indisponible

Nice 2001: dictée de phrases

Besançon 1998 correction indisponible


Maintenant c'est les partiels qui rappliquent... j'ai pas beaucoup de temps pour actualiser le blog...
Surtout, quel que soit le concours, bossez toutes les annales de toutes les villes, même si la forme des épreuves est différente, le fond est toujours le même ! Attention, ne ralentissez pas le rythme, les concours se rapprochent !

# Posted on Saturday, 05 January 2008 at 3:26 PM

Edited on Saturday, 05 January 2008 at 3:36 PM

A l'intention des candidats de Nantes

La vente des annales de Nantes étant la source principale de revenus de l'ANFO (association nantaise des futurs orthophonistes), j'ai supprimé les annales de Nantes de ma liste et vous invite dorénavant à contacter cette association pour les obtenir.

ANFO
Faculté de Médecine
1, rue Gaston Veil
44035 Nantes cedex

mail: anfo44@yahoo.fr

http://www.anfo.fr.st/

# Posted on Sunday, 06 January 2008 at 7:27 PM

Grammaire Tours 88

Apparemment, il y a quelques problèmes pour télécharger les annales de grammaire de Tours 1988. Je les ai mises sous un nouveau format dans l'article "enfin la suite des annales" mais si le problème persiste, elles sont là.

Petite remarque: vous verrez que plus les annales de grammaire de Tours seront anciennes, plus elles seront difficiles... ces dernières années, la grammaire est plus "soft" et des questions de vocabulaire et d'orthographe ont été ajoutées, alors pas de panique si vous avez des difficultés dans cette matière !

TOURS 1988
Epreuve de grammaire

1. Dans la phrase « Que vous faut-il de plus ? », le premier mot est
a) Un adjectif interrogatif
b) Une conjonction coordonnante
c) Une conjonction subordonnante
d) Un pronom interrogatif
e) Un pronom relatif

2. Dans la phrase « Que vous faut-il de plus ? », le second mot est
a) Attribut antéposé
b) Attribut postposé
c) Objet inverse
d) Sujet antéposé
e) Sujet inverse

3. Dans la phrase « Ca ne me plaît pas », le premier mot est un
a) Adjectif démonstratif
b) Adjectif indéfini
c) Déterminant défini
d) Pronom démonstratif
e) Pronom indéfini

4. Dans la phrase « Pierre est certain d'avoir raison », le troisième mot est
a) Adjectif indéfini
b) Adjectif qualificatif
c) Attribut
d) Complément
e) Epithète

5. Dans la phrase « Pierre est certain d'avoir raison », le quatrième mot est
a) Un article
b) Une conjonction
c) Une interjection
d) Une particule
e) Une préposition
6. Dans le segment de phrase « Lorsqu'il fut tombé... », le verbe souligné est au
a) Conditionnel passé actif
b) Passé antérieur actif
c) Passé antérieur passif
d) Passé simple actif
e) Passé simple passif

7. Pour qu'une phrase française puisse se mettre au passif, il faut
a) Qu'elle ait un complément d'objet direct
b) Qu'elle n'ait pas de complément d'objet direct
c) Qu'elle soit à un temps du passé
d) Que son auxiliaire de temps ne soit pas être
e) Que son verbe ne soit pas le verbe être

8. Les mots laid et lait
a) Antonymes
b) Hétéronymes
c) Homonymes
d) Paronymes
e) Synonymes

9. Le mot la peut être un
a) Adverbe de lieu
b) Article défini
c) Article personnel
d) Pronom défini
e) Pronom personnel

10. La fonction « complément d'objet » peut être exercée par un nom
a) Commun
b) D'animal
c) De chose
d) De personne
e) Propre


11. La fonction « apposition » peut être exercée par un
a) Adjectif
b) Adverbe
c) Participe
d) Pronom
e) Substantif

12. Dans « Les Français aiment boire », le second mot est un nom
a) Catégorique
b) Ethnique
c) Ethique
d) Génétique
e) Propre

13. Le mot de peut être
a) Adjonction
b) Conjonction
c) Postposition
d) Préposition
e) Proposition

14. On dit de deux mots ayant la même orthographe que ce sont des
a) Homographes non homonymes
b) Homographes non synonymes
c) Homonymes homographes
d) Homonymes non homographes
e) Synonymes homographes

15. Dans « Je me suis cassé la jambe », me est un
a) Adjectif possessif
b) Complément d'objet direct
c) Pronom personnel
d) Pronom possessif
e) Pronom réfléchi



16. Dans « Il se le demande », le est un
a) Adjectif possessif
b) Article défini
c) Article indéfini
d) Pronom non réfléchi
e) Pronom personnel

17. Le mot couvent est
a) Tantôt un adjectif, tantôt un nom
b) Tantôt un adjectif, tantôt un verbe
c) Tantôt un nom, tantôt un verbe
d) Tantôt un mot invariable, tantôt un mot variable
e) Tantôt un pluriel, tantôt un singulier

18. Le pluriel du mot groupe peut, selon le cas, être
a) Groupent
b) Groupes
c) Groupés
d) Groupez
e) Groupons

19. La forme verbale chantiez peut être considérée comme un
a) Conditionnel présent
b) Indicatif imparfait
c) Subjonctif imparfait
d) Subjonctif passé
e) Subjonctif présent

20. La forme verbale finissions peut aussi bien être
a) Subjonctif imparfait qu'un subjonctif présent
b) Indicatif imparfait qu'un indicatif présent
c) Indicatif imparfait qu'un subjonctif présent
d) Indicatif présent qu'un subjonctif imparfait
e) Conditionnel présent qu'un subjonctif imparfait


21. Dans la phrase « Le leur est arrivé hier », leur est un
a) Adjectif grammatical
b) Adjectif personnel
c) Déterminant possessif
d) Pronom personnel
e) Pronom possessif

# Posted on Saturday, 12 January 2008 at 2:54 PM

Attention pour la culture générale

Si vous avez l'intention de passer un concours contenant une épreuve de culture générale, je vous conseille fortement de vous procurer une rétrospective de l'année 2007 (un résumé des grands événement de l'année).
Je vous propose celles que j'ai pu trouver, mais vous pouvez en avoir dans des journaux comme Le Monde (publication hors série en décembre-janvier).

Rétrospective 2007 d'Europe 1

Rétrospective 2007 d'Evene (sur la culture)

# Posted on Saturday, 12 January 2008 at 3:33 PM

Edited on Tuesday, 15 January 2008 at 4:49 PM

LPC et LSF

Bonjour à toutes et merci de vos nombreuses visites !

Puisque je suis particulièrement intéressée par les moyens de communiquer sans utiliser la voix, je me suis dit que je pourrais vous en présenter quelques uns.


L'un de ces moyens est particulièrement célèbre: il s'agit de la langue des signes ou LSF (attention, on ne parle plus de langage mais de langue !).
L'idée est simple: remplacer chaque mot par un signe. Et pourtant... si vous traduisez mot à mot le français en LSF... une personne sourde ne vous comprendra pas ou alors très difficilement ! Et il ne s'agira plus de LSF mais de Français signé.

En effet, il ne faut pas perdre de vue que la LSF est une langue à part entière ce qui implique qu'elle correspond à une culture et qu'elle est le reflet de la manière de penser propre aux membres de cette culture.
La manière de penser propre aux personnes sourdes doit être comprise pour signer et ça peut paraître assez abstrait au début...

Clarifions un peu tout ça...
Quand vous pensez, c'est surtout sous forme de mots. Mais il faut comprendre qu'une personne sourde pense par images: ils sont très "visuels". C'est pour cette raison que pour signer, il faut d'abord mettre en place le "décor" de ce que vous voulez dire.
Par exemple, si vous voulez dire qu'un chat monte sur une table, cela donnera, en LSF "la table, le chat, monte".
En effet, il faut d'abord montrer la table, puis le chat. Mais si vous mettez le chat à votre droite et la table à votre gauche, il ne faudra pas, au moment où vous représenterez la scène, signer comme si la table était au milieu car votre interlocuteur comprendra que le chat tombe, puisque le geste du mouvement se terminera avant l'endroit où vous avez situé la table. Il faut donc rester très précis.


La LSF ne comporte pas de conjugaison. Pour indiquer le temps de l'action, on se sert de l'épaule: pour le présent, elle reste au même endroit ; pour le passé, on la met en arrière et pour le futur, en avant. Ces mouvements sont très marqués chez un débutant en LSF, mais ils semblent imperceptibles aux yeux des néophytes quand ils sont réalisés par une personne confirmé en LSF.
Tous les mots ne sont pas traduits en LSF: leur signification sera donc mimée d'une façon choisie par le signeur.


Mais il existe une autre façon de communiquer avec des personnes sourdes: la LPC ou Langue Parlée Complétée.

Là, il ne s'agit plus de signes correspondant à des mots donnés et au lieu de concerner le corps de la tête à la taille comme la LSF, l'espace des gestes va de la tête au cou. Il n'est pas question de mime et tous les mots de la langue française peuvent être traduits, car la LPC n'est pas véritablement une langue mais plutôt un code.
Le principe est de signer les phonèmes (les sons, si vous préférez) de la langue française pour permettre à la personne sourde de lire plus facilement sur les lèvres (il faut donc parler en plus de faire le signe).
Selon une idée très répandue, une personne sourde sait automatiquement lire sur les lèvres... c'est complètement faux ! En effet, lire sur les lèvres, c'est reconnaître des sons... mais "reconnaître" implique d'abord de connaître et comment une personne qui n'a jamais entendu de sons, pourrait-elle les reconnaître ? Quand vous coupez le son de la télé, vous arrivez à lire sur les lèvres des acteurs ? Et même avec une connaissance de ces sons (je pense surtout aux personnes dont la surdité n'est pas innée mais acquise: ils connaissent donc les sons), la lecture labiale reste difficile car le mouvement des lèvres peut être très proche pour des phonèmes différents (par exemple: m, b et p). Le but de la LPC est donc de faciliter la reconnaissance de ces sons.

Pour cela, on utilise une seule main (pas celle avec laquelle on écrit puisque l'idéal est de pouvoir coder tout en faisant autre chose). La position de la main (à côté du visage, sur la pommette, près des lèvres, sur le menton ou sur le cou) indiquera un son voyelle, tandis que la position des doigts (l'index seul, l'index et le majeur...) indiquera des sons consonnes. Comme chaque code peut signifier plusieurs phonèmes: c'est le mouvement des lèvres qui permettra de savoir de quel phonème il s'agit.


LSF ou LPC ?

Le choix reste personnel: un bon orthophoniste présentera aux parents d'un enfant sourd toutes les possibilités qui existent puis ce sera à eux de choisir celui qu'ils désirent. Car LSF et LPC n'apportent pas les mêmes choses. La LSF est plus connue (même si la LPC commence à percer) et présente l'avantage d'être internationale: elle a été inventée par l'abbé de l'Epée, un Français (cocorico !) et s'est propagée dans le monde. Il existe quelques différences entre les pays mais elles sont comparables à des accents (quand vous parlez avec un Québécois, au début c'est un peu la galère mais vous finissez par vous comprendre): elle fonctionne comme une langue étrangère, contrairement à la LPC qui n'est pas véritablement une langue mais un code de la langue française.
Mais la LPC a aussi ses avantages: c'est un atout pour la scolarité car elle facilite l'accès à la lecture (une large majorité de la population sourde ne sait pas lire car les signes de la LSF n'ont rien à voir avec les lettres, alors que les codes de la LPC renvoient à des sons). Elle aide également, dans le cadre d'une prise en charge orthophonique, à l'oralisation. De plus, douze heures suffisent pour acquérir la technique alors qu'il y a 12 niveaux de 30h en LSF (il faut environ 5 niveaux pour pouvoir discuter).


Je vous ai trouvé une (toute) petite pour vous donner une idée de ce qu'est la LPC:

# Posted on Wednesday, 16 January 2008 at 3:30 PM

Edited on Wednesday, 07 May 2008 at 8:58 AM